Madame de Staël (Michel Winock)

Je viens d’achever et je recommande la biographie passionnante que l’historien Michel Winock consacre à Madame de Staël, figure emblématique de l’après-Lumières, femme de lettres et du monde (son salon du château de Coppet, en Suisse, était des plus courus), grande amoureuse (parmi ses innombrables amants, on compte Benjamin Constant, précurseur de la pensée libérale), théoricienne en avance sur son temps, pro-européenne et «centriste» avant l’heure, qui érigea en principe la modération politique.

L’express : « Au-delà de l’évocation d’une vie trépidante, cette Madame de Staël se révèle un prétexte judicieux pour observer tout un pan d’histoire de France, de l’Ancien Régime à la Restauration en passant par la Révolution et l’Empire. D’ailleurs, s’il la tenait pour son ennemie, Napoléon voyait en elle « une femme d’un très grand talent, […] de beaucoup d’esprit ». Et concluait : « Elle restera. »

Michel Winock (prix Goncourt de la biographie 2010) présente son ouvrage « Madame de Staël » :

 

 

Madame de StaëlPrésentation de l’éditeur

Sa vie ressemble a un roman d’aventures écrit par un scénariste. Germaine de Staël a connu les ors de Versailles quand son père, Necker, était principal ministre de Louis XVI ; à Paris comme à Coppet, elle a régné sur ce que les Lumières ont produit de plus talentueux ; son roman Corinne a été un immense succès et ses livres politiques, lus de Weimar à Pétersbourg, ont exaspéré les adversaires de la liberté, mais elle a eu à ses pieds les meilleurs esprits. Mme de Staël a aussi passé la moitié de sa vie en exil ou sur les routes, en quête d’une sérénité inaccessible et d’un amour inatteignable. Cette fille à papa est rentrée dans l’ombre des géants du temps – Napoléon, Constant ou Chateaubriand – et ses idées « libérales » autant que sa sensibilité débordante apparaissent hors de saison. Et pourtant… Parti sur les traces de cette inconnue célèbre, c’est à une découverte que nous convie Michel Winock. Mme de Staël, de tempérament mélancolique, ne se résigne pas au malheur. Elle ne renonce à rien, se moque du qu’en-dira-t-ton, ouvre sa porte aux amis, même menacés, comme aux contradicteurs. Elle a pour boussole la liberté et, pour source d’énergie, l’enthousiasme. « Avec elle, écrit Chateaubriand, s’abattit une partie considérable du temps où j’ai vécu : telles de ces brèches, qu’une intelligence supérieure en tombant forme dans un siècle, ne se refermant jamais. »

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