Révolution numérique : « Pourquoi nous n’apprendrons plus comme avant ? »

Le mensuel « Philosophie Magazine » propose dans son numéro de septembre un dossier crucial et passionnant sur les bouleversements que le numérique induit sur notre rapport au savoir. En effet, la nature et la fonction du savoir aussi bien que son mode de transmission se trouvent « métamorphosés » par cette révolution numérique.

Comment donc décrypter ces mutations ?

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 A LIRE DE TOUTE URGENCE !!!

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EXTRAITS DU SOMMAIRE :

« Après l’invention de l’écriture et celle de l’imprimerie, le numérique est la troisième métamorphose du signe. Nos manière de lire, d’écrire, de nous concentrer, de mémoriser les informations ou d’étudier à l’école en sont profondément transformées.

Alors, Internet rend-il bête, comme le déplorent Nicholas Carr et Raffaele Simone ? Ou nos oblige-t- il à réinventer la pensée créatrice, comme le souhaitent Michel Serres et Bernard Stiegler ? »

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SOMMAIRE DU DOSSIER :

– Introduction (Martin Legros)

– De la tablette d’argile à la tablette tactile (Hélène Malard)

– Pourquoi nous ne lisons plus comme avant ? (Maryanne Wolf – Julien Charnay)

– Arme de distraction massive (Nicholas Carr – Julien Charnay)

– Pourquoi nous n’écrivons plus comme avant ? (J-P Toussaint – A. Lacroix)

– Pourquoi nous ne mémorisons plus comme avant ? (Michel Eltchaninoff)

– Pourquoi nous n’étudions plus comme avant ? (Raffaele Simone – Chiara Partorini)

– Moteur de recherche (Michel Serres – Bernard Stiegler – Martin Legros)

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EXTRAITS :

• P 36-37 Martin Legros: « (…) Tout se passe comme si le savoir était entrain de sortir de notre esprit, de s’extérioriser (…). De sorte qu’apprendre ne consisterait plus à intégrer des connaissances, à se former soi-même en s’appropriant la culture, mais à se ménager un accès, essentiellement technique, à un stock de connaissances et de compétences qui ont basculé en dehors de nos têtes.

(…) Déchargés du fardeau d’avoir à assimiler et à calculer, nous pourrions, enfin, nous concentrer sur la pensée méditante« , créatrice.

• P 3 Alexandre Lacroix (réflexion sur le cours magistral à la fac) : « désormais l’étudiant a sur sa table une banque de données supérieure à ce que peut contenir la mémoire du professeur, même le plus savant. Du coup, l’enseignant n’est plus le seul détenteur du savoir, et ce n’est pas ce qui lui confère au premier chef son autorité.

(…) Aussi l’acte d’enseigner consiste-t-il surtout à hiérarchiser, à bâtir des passerelles, à imager les connaissances, autrement dit à mettre en scène de façon un peu théâtrale une manière de se mouvoir dans le savoir, plutôt qu’à énoncer celui-ci. »

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