Vers une privatisation de la connaissance ?

Un article (billet blog Affordance.info) militant pour la défense de la diffusion des connaissances et des savoirs au plus grand nombre. A lire d’Urgence !!!!

L’obs avec RUE89 : « Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques (…) va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre. »

Voici le résumé sous forme de carte mentale des principaux thèmes abordés :

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SocArXiv, une archive ouverte pour les sciences sociales
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Nouveau magazine : « Les Cahiers du numérique »

L’AFDEL (Association Française des Editeurs de Logiciels) annonce dans un communiqué de presse daté du 20/11/2011, la parution d’un nouveau magazine trimestriel papier intitulé Les Cahiers du numérique consacré aux questions de société et d’économie numérique.

« Le premier numéro, distribué gratuitement sur Internet pour son lancement, consacre un dossier spécial aux enjeux de  l’internet mobile et donne la parole à Eric Besson, Ministre de l’Industrie en charge du numérique dans le cadre d’un entretien au cours duquel il revient sur les actions de son ministère et sur les visions du numérique qui s’opposent déjà dans le cadre de la campagne 2012. » (communiqué de presse)

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♣ LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ÉDITEUR AFDEL : ICI

♣ SITE WEB DE LA REVUE ET CONSULTATION DU N° GRATUIT : ICI

A quoi servent les revues scientifiques francophones ? (Suite)

Revue scientifique française

Ce billet fait suite à un précédent article dans lequel j’évoquais un échange épistolaire entre Franck Ramus, chercheur au CNRS et un éditeur de revues francophones. Le débat portait sur la pertinence d’une publication des travaux de recherche  nationaux dans les revues de langue française à faible rayonnement. Revues qualifiées  par l’universitaire de « revues professionnelles, de vulgarisation » plutôt que véritablement « scientifiques«  à l’instar des publications  anglo-saxonnes accessibles par ailleurs à l’ensemble de la communauté scientifique internationale.

Je vous renvoie aujourd’hui à la réponse et aux arguments développés par l’éditeur concernant cette question déterminante pour la compétitivité et la promotion de la recherche française dans le monde :

Extraits:

«Il est vrai que les publications scientifiques de haut niveau doivent l’être dans des revues indexées qui sont toutes en anglais. C’est la garantie d’être évalué de manière rigoureuse, d’être lu internationalement et de figurer dans les bases de données bibliométriques. C’est la recommandation que je donne à tous mes chercheurs. Toutefois, même entre les revues internationales, il existe une hiérarchie. Elle dépend de leur Impact factor, mais aussi de leur degré d’exigence (degré d’originalité, multiplicité des études présentées…). Certaines revues indexées en anglais ne sont pas d’un niveau scientifique plus élevé que des journaux français. Je reste persuadé qu’il existe une place pour des publications scientifiques originales en français. Elle concerne principalement les études appliquées comme le développement et la validation d’outils de mesure, les interventions thérapeutiques…

SUITE DE L’ARTICLE ICI

A quoi servent les revues scientifiques francophones?

Couverture revue scientifique britannique "Nature"

Je voudrais signaler aujourd’hui un court billet publié par Franck Ramus, chargé de recherches au CNRS, au Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, Département d’Etudes Cognitives, Ecole Normale Supérieure à Paris. Ce dernier revient sur l’épineuse mais décisive question de la publication des travaux de recherche français dans les revues de langue anglaise.

Extrait : «En l’occurrence je considère que la notion même de revue scientifique en français est une aberration. On peut certes déplorer la perte d’influence du français dans la communication scientifique. Néanmoins, quoi qu’on puisse en penser, les faits sont là. Un chercheur qui a des résultats utiles à l’avancement de la science doit impérativement les publier en anglais. S’il ne les publie qu’en français, ils ne seront portés à la connaissance que de 2% des scientifiques du monde, et par conséquent ils sont condamnés à rester dans les oubliettes de la science. La conclusion, malheureuse peut-être, est qu’il n’y a pas de revue scientifique digne de ce nom dans d’autres langues que l’anglais. »… Suite de l’article ICI .